Infos techniques

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Dans cette page, vous trouverez des informations techniques sur la sonorisation, les amplis, les pédales, etc... J'alimenterai tout cela selon mon humeur ou mon temps libre dispo!

Modification de DOD FX55b

La Dod FX55b est l'une de ces pédales qu'on a tous connu à nos débuts, et que l'on a vite oubliées. Il est surprenant qu'un constructeur parvienne à mettre sur le marché et à vendre un produit aussi mauvais.

Les pédales Dod de la série FX ne sont pas toutes mauvaise, loin s'en faut, mais elles ont toute comme grand handicap un système de commutation très fragile et pas très nerveux. Quand on ajoute à cela un son atroce, 3 contrôles mal étalonnés et un nom aussi percutant qu'une lavette humide, on se retrouve avec la "Dod Supra Distortion".

Celle que j'ai modifiée ici m'a bien sûr été gracieusement donnée... Le circuit n'est pas des plus raffinés, mais on peut facilement transformer cette pédale en vague Tube Screamer boostée, la rendant ainsi utilisable.

Le principe est simple: on change le voicing de l'étage qui génère la distorsion, on rend utilisable le contrôle de tonalité et on booste le niveau de sortie par la même occasion.

Avec ces simples modifs, le son est totalement changé. L'équalisation est plus musicale: on récupère des basses et les aigus sont moins présents. Le son est beaucoup moins brouillon et on peut passer d'un overdrive type TS avec plus de basses disponibles, à une distorsion chaude assez marquée.

Le seul problème qui persiste est que les basses diminuent plus on monte le gain. Personnellement, je préfère l'inverse. Pour palier à cela, on peut pousser les modifs encore plus loin en retirant la résistance de 3.9M, en remplaçant le potard de gain par un 1M, et en le recablant comme pour une Ibanez Tube Screamer. Le circuit imprimé permet de le faire très simplement. Il est aussi possible de jouer avec les valeurs de C11 et C12 pour faire varier l'action du contrôle de tonalité.



Modification de Boss OD1

La Boss OD1 est la première pédale d'overdrive de Boss, issue de la toute première série des pédales "compact". Elle fait partie des quelques modèles qui ne comportent que deux potentiomètres de contrôle: Over Drive et Level.

Le circuit est calqué sur celui de l'omniprésente Ibanez Tube Screamer et constitue donc une très bonne base. On y retrouve même le fameux ampli-op JRC4558. L'OD1 a été conçue par Boss pour offrir une gamme de saturation plus étendue que son inspiratrice, ainsi qu'un écrêtage asymétrique pour un son crunchy plus naturel. C'était de la customisation avant l'heure!

Le seul inconvénient de cette pédale est qu'elle produit un son assez criard, avec beaucoup d'aiguës, qui envoyé dans un stack poussé à fond ne pose pas de problème, mais qui utilisé avec des amplis modernes à tendance à agresser sérieusement les oreilles. Par ailleurs, lorsque le contrôle d'Over Drive est à son minimum, le niveau de sortie de la pédale est assez faible et on ne peut donc pas l'utiliser comme booster relativement "clean"

Améliorer le rendu des basses et augmenter le niveau de sortie

La modification suivante est extrêmement simple mais offre l'avantage de corriger ces deux défauts en ne remplaçant qu'un seul composant.

Il suffit de trouver la résistance R8 sur le circuit (repère 1). Il faut la dessouder délicatement, en prenant garde de ne pas abîmer les traces du circuit imprimer (une pompe à soudure ou une tresse à dessouder seront très utiles pour ça). Sa valeur originale est de 10kOhm (marron-noir-orange) et en la remplaçant par une nouvelle résistance de 22kOhm (rouge-rouge-orange), on transforme la pédale.

Le son est à présent beaucoup plus chaud et plus gras, avec une bonne balance graves/aiguës qui convient à des légers crunch ou de grosses distorsions. On a aussi un niveau de sortie plus fort: même avec l'Over Drive à 0, le niveau de sortie et supérieur au niveau de la guitare sans passer par la pédale. C'est l'idéal pour pousser un ampli déjà saturé quand on veut un peu plus de pêche en solo. Boss nous avait caché une telle polyvalence dans cette petite pédale!

On peut essayer des valeurs supérieures pour plus de basses et de niveau de sortie, mais le son peu vite devenir trop sourd: il faut donc rester dans des valeurs inférieures à 33kOhm (orange-orange-orange).

Changer le grain de la saturation

Ampli-op
Le JRC4558 n'a plus à faire ses preuves, mais d'autres ampli-opérationnels donnent un très bon son.
Pour des variations intéressantes, on peut le remplacer par d'autres modèles.
Attention en dessoudant le 4558, il est sensible à la chaleur! Une fois que c'est fait, on peut mettre à sa place un support à 8 pattes qui permettra d'échanger les ampli-ops sans avoir à ressouder à chaque fois.
Ainsi, on peut changer le JRC4558 de la OD1 (repère 2), par un autre modèle à Jfet, tel le TL072. Il donnera une saturation plus douce, mais toujours avec une bonne attaque, bref, un son très "lampes". D'autres modèles fonctionneront aussi très bien, avec chacun leur son caractère: TL062, NE5532, TL082, etc...

Diodes
Pour une saturation un peu plus baveuse, et un niveau de sortie encore plus élevé, on peut remplacer les diodes D5 et D6 (repère 3) par des LED rouges. Attention de bien respecter la polarité des diodes: en cas de doutes, reportez-vous à la rubrique "Truc et astuces – Les diodes".

Pour des modifs plus en profondeur, tout est dans le manuel à télécharger!



Modification de Boss TR2

La Boss TR2 n'est plus à présenter. Elle est présente sur le pedalboard de nombreux guitaristes, pros ou débutants. Son trémolo à la forme d'onde réglable est très silencieux et naturel.

Son défaut notoire, que l'on retrouve dans de nombreuses pédales de tremolo, est que le niveau de la guitare baisse lorsqu'on enclenche l'effet. Il existe sur Internet pas mal de modifications (certaines célèbres) pour remédier à cela, mais celle que nous proposons ici a le gros avantage de ne changer en rien l'effet produit par la pédale.

En effet, la fameuse "C4 mod" de Robert Keeley, bien qu'efficace, rend le trémolo un peu plus abrupte, pour un son un peu plus "hélicoptère" par exemple. Cela peut être un avantage pour certains. Mais pour ceux qui veulent conserver le son original plus doux de la pédale, assez proche du "vibrato" Fender, ce n'est pas l'idéal. Voici donc la marche à suivre.

Il suffit de localiser la résistance R12 de 22kOhm (rouge-rouge-orange) sur le circuit, de la dessouder délicatement et de la remplacer par une résistance de 33kOhm (orange-orange-orange). On retrouve ainsi un niveau d'effet parfaitement équilibré avec le son de la guitare pur, tout en gardant le trémolo original de la TR2.




Modification de Boss DF2

La Boss "Super Distortion & Feedbacker" ou "Super Feedbacker & Distortion " (elle a porté les deux noms) est une pédale très particulière de la gamme Boss dont les effets restent pourtant souvent conservateurs. En plus d'être une pédale de distorsion classique, elle offre la possibilité de générer un effet de larsen artificielle correspondant à la note jouée si on maintient la pédale enfoncée.

Cette petite merveille offre des sons de distorsion assez classiques, qui bien qu'utilisables, ne permettent pas d'exploiter toutes les possibilités de la pédale. La section de saturation d'écrêtage est en effet extrêmement proche de celle de l'ultra célèbre Boss DS-1, et le son généré est donc assez creusé dans les médiums.

De plus, même avec le potentiomètre de gain à 0, le niveau de saturation est assez élevé, et il est donc difficile de profiter du fameux effet de "larsen artificielle".

Augmenter la plage de réglage du gain et obtenir un son plus "lampes"

Afin d'avoir accès à des sons plus clairs, tout en gardant la possibilité d'avoir des saturations intenses, on va changer les diodes d'écrêtage (entourées en vert sur la photo). La diode D3 est remplacée par une LED rouge, et on dessoude seulement une patte de la diode D2. On va souder à la patte qui reste en l'air une diode au Germanium de référence 1N34. L'autre extrémité de la diode est ensuite soudée sur le circuit, là où on a dessoudé D2. Attention à bien respecter l'orientation des diodes: la figure ci-dessous illustre le montage en indiquant le côté plat de la diode rouge et la bande noire de la diode D2. En cas de doute, reportez-vous à la rubrique Trucs et astuces – les diodes. Cette modification nous permet d'augmenter le niveau du signal avant écrêtage et de le rendre asymétrique.

En pratique, le son est plus doux et moins synthétique qu'auparavant, avec une meilleure définition des accords complexes et un meilleur respect du son propre de la guitare. De plus, on a maintenant accès à des tonalités plus claires lorsque le contrôle de gain est au minimum, tout en gardant un niveau de sortie très acceptable. On peut toujours obtenir des sons très saturés avec le gain à fond.

On peut donc maintenant utiliser la DF2 comme une disto normale mais aussi comme une overdrive, pour attaquer un ampli déjà saturé.

Changer le circuit de tonalité pour un son plus chaud et plus rock

Tout comme la DS1, la DF2 a un son très creusé dans les médiums qui donne des résultats satisfaisant lorsqu'on joue à bas volume chez soi, mais qui est beaucoup moins plaisant lorsque l'on joue en groupe: le son de guitare se perd alors dans l'ensemble et on n'entend plus que des aiguës un peu criards.

Pour éviter cela, on va changer le condensateur C12 de valeur 100nF (entouré en rouge en haut de la photo) par un condensateur d'une valeur de 47nF. Cela a deux effets positifs. Tout d'abord, le niveau des bas médiums est relevé ce qui permet de gonfler le son pour lui donner plus de chaleur, mais surtout plus d'ampleur. Ensuite, le creux dans les médiums est un peu comblé pour permettre à la guitare d'être plus présente et de mieux sortir du mix quand on joue avec d'autres musiciens. A bas volume, le son reste bien plein avec un bon équilibre du spectre.

Si on veut totalement retirer le creux dans les médiums, on peut remplacer le condensateur C13 de 22nF (entouré en rouge à gauche sur la photo) par un condensateur de 47nF. On récupère alors tous les médiums et le contrôle de tonalité reste totalement utilisable en faisant la balance entre les graves et les aiguës.

Toutes ces modifs peuvent bien sûr être réalisée sur la Boss DS1.

De nouvelles possibilités pour la DF2

En effectuant ces deux modifications, on offre de nouvelles possibilités à la DF2. En effet, si on règle le gain à 0 et le contrôle de tonalité aux alentours de midi, le son est beaucoup moins coloré par la pédale qu'auparavant. On peut donc la mettre devant une autre pédale de distorsion ou dans un ampli déjà saturé pour profiter de l'effet de larsen artificiel si particulier, mais sans devoir se cantonner au son de distorsion de la pédale elle-même.

Si on dessoude purement et simplement D2 et D3, on peut même avoir un effet de larsen avec un son clair!



FLETCHER-MUNSON: le mystère résolu de l'équalisation en V

Pourquoi l'équalisation en V donne-t-elle subjectivement un "gros" son?

Pourquoi doit-on utiliser un ampli basse d'une puissance
supérieure à celle des amplis guitare en concert?

Pourquoi certains amplis guitares possèdent-ils un switch "bright"
quand il suffirait de monter le niveau des aigus pour en avoir plus?

La réponse à toutes ces questions (et bien d'autres) est TRES SIMPLE et réside dans une poignée de courbes que l'on peut comprendre sans avoir fait BAC +10. Voici notre premier exercice de vulgarisation sceintifique!

Les courbes de Fletcher Munson datent des 30. Elles sont le fruits de tests réalisés sur un grand nombre de personnes. Elles indiquent la pression acoustique mesurée, selon la fréquence, pour un bruit perçu comme étant de même niveau sonore. Pour faire plus simple: chaque courbe indique la puissance qu'il faut pour que chaque fréquence soit entendue au même niveau.


Nos courbes nous montrent que non seulement cette "puissance" varie en fonction de la fréquence, mais qu'en plus, cette variation varie en fonction du volume!

Si on regarde la courbe rouge, cela veut dire par exemple qu'il faut un niveau de 40dB pour qu'on entende un son pur de 100Hz au même niveau que un son pur de 1kHz à 0db.
Si on regarde la courbe bleue, il faut une pression acoustique d'environ 125dB à 100Hz pour qu'on l'entende au même niveau que le son de110dB à 4kHz.
De tout cela, on peut retenir pas mal de principes de bases, mais les deux conclusions suivantes sont les plus intéressantes pour nous:

1. A bas volume, il faut mettre les basses et les aigus plus fort pour les entendre au même niveau que les médiums.

2. Plus le volume est élevé, mieux on entend les graves et les aigus, mais jamais aussi bien que les médiums.

En partant de ça, on peut expliquer bien des choses et mieux utiliser son matériel:

Pourquoi l'équalisation en V donne-t-elle subjectivement un "gros" son?
Lorsqu'on joue ou que l'on écoute de la musique à bas volume et avec une équalisation plate, on entend surtout les mediums. En creusant les médiums, non seulement on entend les graves et les aigus de manière plus équilibrée (principe 1), mais surtout on donne l'impression à l'oreille que la musique est "jouée fort" (principe 2) pour un volume réel équivalent puisque la courbe de fréquence du son correspond alors plus à celle du même son joué à fort volume.

Pourquoi est-ce plus agréable de jouer de la guitare à fort volume qu'à bas volume?
La réponse est la même qu'au-dessus. Quand on augmente le volume en gardant la même équalisation (avec un ampli correct), on augmente l'impression d'importance des basses et des aigus par rapport aux mediums (principe 2): le son paraît plus "gros" (les basses) et plus détaillé (les aigüs).

Pourquoi doit-on utiliser un ampli basse d'une puissance supérieure à celle des amplis guitare en concert?
On voit que quel que soit le volume sonore, il faut un niveau de basses réel plus haut que le niveau des médiums pour que l'oreille humaine ait l'impression d'un même niveau sonore (principe 1). Il faut donc un ampli plus puisant et un niveau réel plus fort pour la basse que pour la guitare pour qu'on ait "l'impression" que la basse soit suffisamment forte.

Pourquoi certains amplis guitares possèdent-ils un switch "bright" quand il suffirait de monter le niveau des aigus pour en avoir plus?
On l'utilise souvent pour obtenir un son particulier à la guitare, mais à l'origine, le switch bright est là pour compenser le manque subjectif d'aigus à bas volume (principe 1) en utilisant un nombre de composants très limité. Il n'existe pas de moyen aussi simple et bon marché pour compenser le manque subjectif de basse: en conséquence, on n'en trouve pas sur les amplis guitare. Par contre, cela existe sur les petites chaînes Hi-Fi: c'est le bouton souvent appelé "Loudness".

Bien d'autres questions trouvent leur réponse grâce à ces deux principes simples. On peut par ailleurs noter que la tessiture de la voix humaine se situe dans les fréquences mediums: hasard ou illustration de la théorie de l'évolution selon Darwin?

Schéma du Laney PA100

Le Laney PA100 est un système de sonorisation compact tout lampes datant de la fin des années 60. Il n'a plus vraiment sa place en sonorisation mais il constitue un très bon ampli pour la basse. Les préamplis sont tout ce qu'il y a de plus classique avec deux étages au gain modéré et des équalisations de type Baxandall. L'étage de mixage est assez primitif puisque résistif et passif. Et le déphaseur est précédé un cathode follower dont on peut douter de l'intérêt.

Quoi qu'il en soit, l'ampli délivre ce qu'on lui demande, avec un son neutre et suffisamment clean en utilisation normale. Voici son schéma électronique.


Schémas des Matamp GTO et C7

Les schémas des Matamp modernes sont rares sur le web, pour ne pas dire totalement inexistant. Ils sont en effet peu connus et peu répandus, mais surtout assez mal distribués. Ils n'en sont pas moins intéressants et font même preuve d'un peu d'ingéniosité, si rare dans les amplificateurs modernes.

Le Matamp GTO , aussi appelé Series 2000, apparaît sous différentes formes: le contrôle Depth propose de 3 à 5 niveaux différents et le contrôle de Drive peut être un sélecteur à 4 positions ou un potentiomètre pour un contrôle continu. Le schéma présenté ici correspond à un ampli dont le Depth a trois gradations, et le Drive, quatre. Il est facile d'extrapoler à partir du circuit pour les autres variantes.

Les points notables de cet ampli sont les suivants:
_ la résistance de grille de l'étage d'entrée est de 200KOhm contre 1MOhm sur la plupart des amplis. Le résultat est un niveau d'entrée plus faible. La raison du choix de cette valeur est probablement historique (voir les Matamp et Orange des 70's) et on peut l'augmenter facilement si on veut augmenter la sensibilité de l'ampli (si on a des micros un peu faiblards par exemple),
_ le contrôle Depth est identique au contrôle F.A.C. des Orange mais il est placé en amont dans le chemin du signal, ce qui semble tout à fait logique et plus efficace pour faire varier le caractère du son de l'ampli, principalement lorsqu'il est poussé,
_ le contrôle Drive est quant à lui un peu superflu puisqu'un potentiomètre de 1MOhm au Volume (à la place du 500kOhm) aurait eu exactement le même effet mais plus de possibilités de réglage. Son origine est elle aussi probablement historico-commerciale: Matamp veut conserver des contrôles identiques aux anciens modèles sur cette gamme, même si le circuit a été totalement repensé. Dommage,
_ la boucle d'effet est particulièrement rudimentaire, mais elle peut fonctionner à peu prés correctement. Cependant, si on connecte plus de 30 secondes un câble seul dans le retour, ou un processeur d'effet qui n'a pas de résitance en sortie, l'étage de gain du Return claquera sans aucun doute. C'est pourquoi une résistance d'entrée a été ajoutée sur d'autres amplis que j'ai pu voir. Cette caractéristique se retrouve sur le C7: pas très pro pour un tel fabricant,
_ enfin, l'étage de sortie est en "cathode bias", sans boucle de feedback. C'est assez peu courant avec des EL34 pour qu'on le souligne et c'est un facteur important pour le son de cet ampli.

Le Matamp C7 est l'un de ces amplis "single ended" qui sont tant à la mode en ce moment grâce à la croyance erronée qu'un ampli de 5W est exploitable en appartement. Comme tout les Matamp récents, il est très bien construit et son circuit est assez original. Son schéma est malheureusement incomplet car je l'ai tracé à partir de photos, mais on peut néanmoins noter quelques points intéressants:
_ le préampli est typiquement Matamp mais utilise un circuit d'équalisation très inspiré de Hiwatt,
_ la boucle d'effet souffre du même défaut de conception que le GTO (voir plus haut),
_ le contrôle d'Attack (présence) est particulièrement bien pensé puisqu'il permet une atténuation des fréquences mais aussi un boost actif. Il autorise en effet la transition entre un feedback global négatif sur la partie puissance (cut), et un feedback local sur la cathode de la dernière triode avant l'EL34 (boost). C'est assez ingénieux,
_ la résistance de cathode de la lampe de uissance n'est pas shuntée par un condensateur. L'effet est une puissance "réduite" et une certaine compression de l'ampli à fort volume,
_ autre petite trouvaille, la diode de mise en service est alimentée par la cathode de la lampe de puissance. C'est pratique et ça ne coûte pas cher.
Si vous possédez un C7 et un APN, n'hésitez pas à m'envoyer des photos en gros plan (nettes!) des composants dont les valeurs me manquent encore!

Mis à part quelques petits points délicats, ces amplis sont particulièrement soignés, sonne plutôt bien et leurs prix en font d'assez bonnes affaires.


Schéma des Soldano Super Lead 60 et Hot Rod 50

Voici donc le schéma des SL60 et HR50, deux amplis très similaires puisque le SL60 est en quelque sorte le grand frère du HR50.

Les différences entre les deux modèles sont clairement indiquées sur le schéma et j'en ai profité pour y inclure la modification "XL" standard de Soldano.


Modification d'une Boss FZ3

La Boss FZ3, tout comme la FZ2, est une pédale Fuzz particulièrement inutilisable. A moins de faire dans le rock bruitiste, impossible d'en sortir quelquechose d'exploitable. C'est pourquoi on en trouve régulièrement en occase à des prix assez bas.

Elle a cependant un gros intérêt: le "moteur" de la saturation n'est autre qu'un simple circuit de Fuzz Face Si avec un buffer et un booster devant. Il est donc assez simple de la transformer radicalement.

En se basant sur le schéma (avec l'autorisation de Dirk Hendrik, son auteur), on peut transformer la FZ3 en Fuzz Face évoluée en suivant les étapes suivantes:
1. la valeur de R22 et R23 est en réalité 2.2k (et non 22k sur le schéma),
2. On retire C9,
3. On retire R18
4. On retire le transistor (T!3 sur le schéma) dont l'émetteur était connecté à R18
5. On soude un cavalier (fil) dans les trous laissés par la base à l'émetteur du transistor que l'on vient de retirer,
6. On remplace les deux transistors 2SC2458 qui constitue le cricuit type FuzzFace par des 2n3904 (ceux qui sont connectés à R21).
7. On peut changer C10 par un condensateur de valeur inférieure si on joue avec des micros double: là c'est une affaire de goût!

Le résultat est assez spectaculaire. Le son a maintenant un caractère Fuzz Face avec buffer: Il devient clean quand on baisse le volume de la guitare et il supporte les accords un peu complexes. On a donc un son moins brouiilon et plus dynamique, avec tous les avantages du format Boss. Cerise sur le gâteau, le contrôle de tonalité type Big Muff permet de bonnes variations, et il est totalement neutre en position médiane. A essayer impérativement avec une strat!