Autres marques British

  • strict warning: Non-static method view::load() should not be called statically in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/views.module on line 879.
  • strict warning: Declaration of views_handler_filter::options_validate() should be compatible with views_handler::options_validate($form, &$form_state) in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/handlers/views_handler_filter.inc on line 0.
  • strict warning: Declaration of views_handler_filter::options_submit() should be compatible with views_handler::options_submit($form, &$form_state) in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/handlers/views_handler_filter.inc on line 0.
  • strict warning: Declaration of views_plugin_style_default::options() should be compatible with views_object::options() in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/plugins/views_plugin_style_default.inc on line 0.
  • strict warning: Declaration of views_plugin_row::options_validate() should be compatible with views_plugin::options_validate(&$form, &$form_state) in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/plugins/views_plugin_row.inc on line 0.
  • strict warning: Declaration of views_plugin_row::options_submit() should be compatible with views_plugin::options_submit(&$form, &$form_state) in /home/nicosoni/www/sites/all/modules/views/plugins/views_plugin_row.inc on line 0.


Quelques amplis anglais réparés:

Hiwatt SA212 RV

Tous les amplificateurs Hiwatt portent la mention “Custom Built” mais bien peu d’entre eux ont réellement été construits sur mesure. Les modèles Jimmy Page, Pete Townshend ou John Entwistle (The Ox) constituent quelques exceptions à cette règle. Mais si un ampli peut revendiquer l’adjectif Custom, c’est sans aucun doute ce SA212 RV des années 70. Bien qu’il ne soit apparemment pas si rare en Europe du nord et en Allemagne (j’en ai vu aussi en Suisse), c’est l’un des seuls Hiwatt à offrir une révérbe et un trémolo.

L’électronique de l’ampli est conforme à ce que l’on peut attendre de ces grands classiques britanniques, avec un circuit de préampli type 60’s et l’addition d’une superbe réverbe. Le tremolo est tout à fait utilisable mais la course de son contrôle de profondeur est malheureusement tout sauf progressive. La paire de haut-parleurs Fane embarquée est le complément indispensable de cet amplificateur, lui procurant ces aigus inimitables et si agréables à l’oreille. Et il est difficile de comprendre pourquoi Hiwatt n’a pas proposé cette réverbe sur d’autres amplificateurs tant elle est agréable, profonde et ennivrante.

Malheureusement, le prix à payer pour un son aussi unique est inévitablement celui du poids et de la transportabilité. Il est très sérieusement conseillé d’investir dans un bon jeu de roulettes ou un roadie en bonne santé si l’on veut tourner avec ce Hiwatt.

Orange Rockerverb 50

Le Orange Rockerverb est l’un des modèles récent de la marque British ayant remporté le plus de succés. Ses deux canaux et sa réverbe très profonde premettent de jouer dans à peu près n’importe quel style, du Surf le plus traditionnel au Metal moderne. Surprenant pour une marque qui s’est développée dans les 70s sur des lignes d’amplificateur n’offrant essentiellement qu’un son, aussi bon fût-il.

Ce Rockerverb 50 appartient à Yann Stefani de Skip The Use. C’est un modèle de la première version dont la particularité est d’utiliser un quartet de 6V6 pour développer ses 50W (la version II emploie deux EL34). C’est justement cette section puissance qui posait le plus de problème à Yann puisque plusieurs mois de tournée intensive avaient eu raison des lampes. Tout juste réparé et modifié pour fonctionner en EL34, ce Rockerverb repartait pour la tournée d’été triomphale du groupe.

Hiwatt Custom 200

Si l’Ampeg SVT n’était pas apparu au début des années 70, le Hiwatt Custom 200 aurait peut-être pu devenir le classique de l’amplification à lampes pour basse. Basé sur les designs traditionnels de la marque, le 200 utilise un quartet de KT88 en sortie pour délivrer sa puissance. Il est bien sûr capable de délivrer des sons clairs à des niveaux sonores indécents mais il peut aussi cruncher avec classe et distinction, en gardant toujours une bonne dose de définition même à fort volume. Il fonctionne d’ailleurs aussi bien pour la basse que pour la guitare même si sa puissance est beaucoup plus adaptée à la première.

Cet exemplaire avait grand besoin d’un changement de condensateurs de filtrage pour atteindre sa puissance maxi sans broncher et garder cette fameuse définition. Il y a eu plusieurs versions de circuit de préamplis chez Hiwatt et celui-ci bénéficie probablement de la meilleure avec juste ce qu’il faut de basse et de rondeur. S’il avait un défaut ce serait son poids mais c’est le prix à payer pour une grosse amplification à lampes de qualité.

Vox AC30 Anniversary

Que voilà un joli Vox! Datant de peu avant le rachat du nom par Korg et ses reissue de grande qualité, ce bien bel ampli appartient lui aussi à Geoff. A eux deux, lui et Stewart (l'autre patron du Live Music Shop) ont vraiment une super collection d'instruments et d'amplis. Normal puisqu'ils jouent ensemble depuis les années 60.

Ce Vox faisait des siennes et hurlait comme un cochon en plein milieu des morceaux des Shadows que Geoff et Stewart reprennent avec leur groupe. Bref, il a été opéré tout juste à temps pour un concert de charité.

Ce modèle d'AC30 n'est pas trés fidèle aux modèles des 60's. Il n'utilise pas de lampe redresseuse mais des diodes et le préampli est un peu différent. Ca n'en reste pas moins un trés bon ampli avec un look qui déchire le slip.



Hiwatt Custom 50

Hiwatt Custom 50 + Marshall 4x12 avec Celestions GreenBack Rola 25W. J'ai acheté l'ampli en panne mais dans un état cosmétique assez bon, mis à part un petit bout de vinyl qui manque en bas à droite. La réputation des Hiwatt sur le net est très surfaite: peu des guitaristes qui en parlent en ont vraiment joué un. Il suffit de se brancher dans un Custom 100 ou un Custom 50 pour se rendre compte que même si le son est exploitable, il est beaucoup trop brillant et sec pour les goûts guitaristiques actuels. Ce n'est peut-être pas un hasard si toutes les stars qui ont joué sur ces amplis se sont fait un construire des modèles signature.

Mon Custom 50 manquait cruellement de basses, comme tous les Hiwatt du milieu des années 70. Je l'ai donc très simplement modifié pour qu'il retrouve le son des modèles des 60's en ajoutant un condensateur à la cathode du premier étage de gain du canal Normal. Faites la même chose sur le vôtre (vérifiez sa date de fabrication d'abord) et vous m'en direz des nouvelles!

Le 4x12 va avec mon Super Lead (voir plus bas). Il est bien sûr entièrement fait en contreplaqué de bonne facture et comparé à beaucoup de 4x12 modernes, on entend clairement la différence. Et je ne parle même pas des Greenback qui sont dedans!



Carlton Camel FT50

On fait toujours dans l'original avec ce Carlton Camel FT50, qui aurait pu porter le kilt traditionel de son pays d'origine. Il aurait eu un look moins triste. Un petit ampli 2 canaux, pas trop mal conçu avec beaucoup de possibilités mais qui pêche par un son typé JCM900. Il est d'ailleurs de la même époque. Bref, le rapport qualité-prix est là, sans aucun doute, mais c'est plutôt un ampli pour débuter. A noter qu'il possède de trés bonne basses, ce qui est rare dans sa gamme de prix en occase.

Pour les possesseurs en mal de footswitch, le câble utilisé est un câble de téléphone anglais. Il est donc trés facile de s'en procurer un nouveau avec les fiches adéquates si le vôtre tombe en rade.



WEM ER15 et ER30

Très peu connue aujourd'hui, la marque anglaise WEM (Watkins Electric Music) a connu de très belles heures dans les années 60 et 70. A cette époque, beaucoup de groupes, petits ou grands, utilisaient une sono WEM pour leurs concerts et la marque a d'ailleurs fourni la totalité de la sonorisation et du backline pour le fameux concert de l'île de Wight.

Le nom Watkins est connu pour les echos à bandes dont les prix continuent d'augmenter mais on voit peu d'amplis WEM en France. Ils ne semblent pourtant pas si rares que cela. On a ici 2 modèles: le Control ER15 et le Control ER30, d'une puissance respective de 15 et 30 watt bien entendu.

Ils possèdent chacun deux canaux strictement identiques avec un contrôle de volume, une équalisation 2 bandes, et un switch bright pour la version 30. Le circuit est très simple avec un nombre de pièce limité au strict minimum, et il est basé sur un étage de puissance en EL84 et des préamplis n'utilisant que deux 12AX7 inverseur de phase inclu. C'est un véritable "point-to-point". Sa seule particularité est que l'étage de puissance utilise un filtre conjonctif pour améliorer la réponse en fréquence du transfo de sortie. La construction générale est plutôt de bien réalisée mais faiblarde, avec une enceinte fragile et une sortie HP constituée par un câble.

En ce qui concerne le son, on est tout compte fait pas déçu. A volume moyen, le clean est très agréable: c'est souvent le cas avec des amplis au design simple. A fort volume, ça crunch très sérieusement (merci les EL84!) avec un caractère AC/DC très marqué. Avec un overdrive devant, c'est assez impressionant. A l'instar du Farfisa plus haut, si l'enceinte et la connectique de ces amplis avait été adaptées aux rigueurs des concerts, ils auraient probablement laissé leur marque dans l'histoire.

Si vous êtes curieux de connaître le son d'un WEM ER15, allez voir mes vidéos sur Youtube.



Sound City 100 Mk3

Si les amplis Sound City ne sont pas très courants de ce côté-ci de la Manche, ils sont par contre légions chez nos cousins britanniques. Cette marque était celle du distributeur Arbiter dans les années 60 et 70. L'association entre cette marque et Hiwatt est grande puisque c'est pour Arbiter et Sound City que Dave Reeves a produit ses premiers design commerciaux avant de créer Hiwatt.

En ce qui concerne ce Sound City 100 Mark 3, il semble qu'il ait été conçu par Dennis Cornell, un autre grand nom des amplis britons (demandez à Eric Clapton). Le circuit est cependant extrêmement proche de celui des modèles précédents, donc notre ami Dennis n'a pas dû se fouler un neurone dans l'exercice de son art. If it is not broken, don't fix it.

On dit souvent que les Sound City sont des Hiwatt déguisés. C'est inexact car d'une part il existe plusieurs modèles, notamment les L/B 120, qu'on ne retrouve pas dans la gamme Hiwatt, et d'autre part, il y a eu beaucoup d'évolutions dans les modèles Hiwatt qui font qu'une comparaison de marques ne peut être qu'approximative. Néanmoins, la majorité des modèles de Sound City, dont celui-ci, ont énormément de points communs avec les premiers designs Hiwatt. Les principales différences sont l'absence de master volume et une accentuation des basses dans le préampli qui est la bienvenue (si vous avez déjà joué un Hiwatt des 70's, vous savez de quoi je parle) mais qui en contrepartie réduit la marge dynamique (le headroom). Tout ça veut dire que ça crunch plus vite. L'ampli possède aussi une boucle d'effet rudimentaire qui apporte surtout du souffle.

Le gros intérêt des Sound City, c'est qu'ils sonnent généralement très bien pour la basse, avec des médiums assez creusé et une compression naturelle plutôt marquée. Ca marche pour du Dub, du Rock, du Hardcore, de la Pop, mais moins pour le métal. La marque a produit des amplis à lampes très puissant (jusqu'à 200W) et les gros modèles seront bien sûr l'idéal pour les 4 cordes. On peut les trouver à des prix dérisoires en Grande Bretagne, mais ils sont plus rares et souvent trop chers en France.

Avant d'acheter un Sound City, il faut cependant savoir une chose: tous les modèles sont bruyants et produisent du souffle ou un buzz très audible. On peut y remédier mais on doit impérativement réaliser de petites modifs sur le circuit. Il faut donc prendre ce coût supplémentaire en compte dans le prix de l'ampli.

Pour plus d'info sur les Sound City, je vous conseille le site Soundcitysite, particulièrement bien documenté.



Laney PA100

Laney est l'une des marques pionnière de l'amplification British. Lyndon Laney a commencé à la fin des années 60 à vendre son matériel aux groupes des alentours de Birmingham (dont Black Sabbath) et si la marque n'a pas eu autant de succès que Marshall, Vox ou Orange, c'est une des seules qui a su perdurer sans interruption jusqu'à aujourd'hui.

A l'instar de tous les autres grands constructeurs de l'époque, Laney ne produisait pas que des amplis pour guitare ou basse, mais aussi des systèmes de sonorisation compacts tout-lampe telle cette tête PA100 (PA pour Public Address). Cet ancêtre des mixeurs amplifiés possède 6 canaux et une puissance de 100 Watt grâce à ses quatre EL34. Il était largement suffisant pour les répétitions et les petites salles même si il ne rivaliserait pas aujourd'hui avec bien des systèmes bon marché.

Il n'a donc plus sa place dans le domaine de la sonorisation mais il serait dommage de le mettre en retraite anticipée à 45 ans à peine! Le filtrage original de l'alimentation est un peu léger et il mérite un upgrade pour que l'ampli développe toute sa puissance. Par contre, le reste du circuit est très bien construit et il est assemblé très proprement avec des composants de bonne qualité. Ce PA100 convient parfaitement pour la basse, ou la guitare si on recherche un son plutôt clean et très neutre (les corrections de tonalité n'ont pas d'effet à 12 heures, contrairement à celles qu'on trouve sur tous les amplis guitare). Ses 6 canaux permettent d'ailleurs toutes sortes d'expérimentations: on peut mettre 2 canaux ou plus en parallèle, ou utiliser un canal pour un son clean et un autre pour un son saturé. On peut aussi balancer un delay en parallèle dans un autre canal et en modifier le timbre avec l'équalisation. La boucle d'effet permet aussi de n'utiliser que la partie puissance pour connecter un autre préampli par exemple (le circuit est en page Info techniques).



Carlsbro75TCR

C'est un fait peu connu mais Carlsbro a commencé à produire des amplis à lampes dès les années 60. Pas mal de modèles de sonos et d'amplis multi-instruments à lampes existent, avec des looks trés différents selon les époques (dont les fameux TOP50 et TOP100). Jusqu'au début des années 80, c'est de la grande qualité avec des composants de tout premier choix. On est bien loin de la production actuelle. Ce modèle date du milieu des 70s et possède l'option réverbe qui est assez rare. La puissance est en réalité de 50Watt.

Bien sûr, au niveau du look, ce n'est pas le top: chez Carlsbro, on est un peu fâché avec le bon goût. Ca me rappelle d'un salon à Birmingham lors duquel ils avaient fait appel à une danseuse du ventre sur le retour pour vanter leur production 100% British (du genre "Carlsbro ne succombe pas aux charmes de l'Orient"). 6 mois après ils refourguaient leurs amplis taïwanais aux magasins en mal de daubes pas cher. Au moins ils nous ont fait rire... Mais je m'égare.

Cet ampli était mort quand je l'ai acheté mais il avait de bons transfos, et constituait donc une bonne base de développement. Le circuit d'origine est destiné à produire un son clean, un peu à la mode Hiwatt mais avec un résultat moins classe. Je l'ai donc reconstruit entièrement. Aujourd'hui il possède un canal clean inspiré d'un Fender Tremolux période "Blond", et un canal saturé inspiré du canal Crunch d'un préamp Soldano X88R. Ce dernier canal peut à peu près tout faire à lui tout seul: du crunch limite clean à la saturation intense genre Marshall 2203 avec des poils autour. En prime, il y a une réverbe très profonde et naturelle. Je l'utilise régulièrement avec Ponch, quand je ne prends pas un Bassman.



Matamp GT120

On voit peu de Matamp en France, mais il y existe quelques fans de la marque comme Geoffrey du groupe El Gato dont voici l'ampli. C'est un Matamp GT120 de 2005 dont le principal problème était un interrupteur de stand-by caractériel. Il n'était pas original et d'une qualité inadaptée à cet emploi.

Les designs de l'incarnation moderne de la marque Matamp sont en constante évolution. Ainsi cet tête est assez différente de celle décrite dans ma page Infos technos. Le préampli est similaire est présente les mêmes erreurs de conception (comme le retour de la boucle d'effet, ou le filtrage de l'alimentation). La section de déphasage est quant à elle différente et assez originale: elle fonctionne bien mais produit beaucoup de bruits parasites. Ce GT120 sonnant très bien tel quel, je suppose que le choix de Matamp c'est en l'occurence plus porté sur le son que sur les performances. Grâce aux sélecteurs Depth et Drive, on peut modifier efficacement la réponse du préampli pour l'optimiser aux sons clean ou aux sons crunch. De ce point de vue, ce GT120 se rapproche d'un Orange Overdrive des 70s. Le rendu est définitivement vintage avec une emphase sur les bas-médiums et des aigus peu présents mais agréables.

Les Matamp ont un look bien adapté à leur marché, et leur construction est de grande qualité avec une réalisation qui mêle circuits imprimés et construction point-par-point d'une manière originale et efficace. Ils constituent une alternative rafraichissante aux marques et aux sons habituels.



Laney AOR

La série AOR dont est issu ce Pro-Tube Lead est à mon avis la dernière de Laney à proposer une construction de bonne qualité. Les composants utilisés sont au même niveau que ceux des Marshall de l'époque (fin des années 80, début des 90's), avec des potentiomètres et des embases de lampes connectées au circuit imprimé par des câbles. On n'y trouve pas de composants de surface ou d'embases sensibles à la chaleur comme dans les séries ultérieures. Par contre le son laisse vraiment à désirer malgré tous les boost disponibles en push-pull et l'équalisation 4 bandes. Il y a eu plusieurs version de cet ampli, avec des systèmes de gestion du changement de canal et de la boucle d'effet différents. Cependant, le son que l'on en tire reste toujours du niveau d'un aspirateur Electrolux de ma jeunesse: plat, mou et sans sustain, en un mot désagréable (en deux, inutilisable).

C'est pour toutes ces raisons que son propriétaire m'a demandé de le transformer totalement pour en faire une alternative à sa Framus Dragon. Cet AOR n'a donc plus grand chose à voir avec ses confrères et il possède maintenant un préampli inspiré du Soldano Hot Rod, et qui exploite efficacement tous les push-pull que possède l'ampli pour autant de variations sonores. Les deuxièmes contrôles de gain et de master permettent à présent de pousser l'ampli encore plus loin en saturation et en volume. Il a maintenant du sutain, de l'agressivité et du punch à revendre, en crunch ou en super saturé. Je dis banco.



Matamp C7

L'un des fruits de la mode des amplis à lampes de faible puissance, le Matamp C7 est un bel objet, comme la plupart des amplis Matamp. Avec un chassis chromé et un revêtement qui ressemble bien à du daim teinté en bleu/mauve foncé, on peut le faire trôner dans le salon sans faire d'entorse au bon goût d'un intérieur bourgeois. Cette tête sort du lot des petits amplis à lampe par son circuit original et un son définitivement estampillé Matamp. Comme on peut le voir sur ma page Infos technos, le circuit du préampli est relativement proche de celui d'un Hiwatt DR: il est indispensable de faire travailler l'étage de puissance pour que ça crunch de manière agréable avec un son plein d'attaque, de médiums et de punch. Malgré la faible puissance sur le papier, on peut facilement faire une répète musclée avec cet ampli et quelques bonnes pédales.

Comme souvent chez Matamp, il y a de bonnes trouvailles dans le design du circuit (comme le contrôle d'Attack qui est un contrôle de présence amélioré) qui côtoient des erreures de débutant (comme le retour de la boucle d'effet qui n'assure pas à la grille de l'étage de préamplification suivant d'être à la masse). Le tank de la réverbe à 3 ressorts est de même maintenue par simple pression entre un transfo et le chassis: pas très sûr ni très pro. C'est d'ailleurs la réverbération qui posait problème sur cet ampli et un travail assez minutieux sur la bobine de sortie de celle-ci a permis de lui donner une seconde vie.



Hiwatt SA112

Le Hiwatt SA112 est la version combo 1x12 du Custom 50 de la fameuse marque anglaise. Celui-ci date de 1981 et il présente plus de gain que les modèles précédents, même si son circuit reste très fidèle aux modèles des années 60. Cela ne le rend pas apte au métal, loin s'en faut. Mais il sature beaucoup plus vite que mon Custom 50 par exemple (voir plus haut). C'était d'ailleurs l'un de ses problèmes car la saturation des Hiwatt lorsqu'elle n'est produite que par le préampli n'est pas très agréable. Il suffisait donc de remplacer les lampes de ce SA112 et de modifier légèrement le préampli pour qu'il soit plus fidèle au modèles des 60's pour en faire une petite bombe.

Le HP Fane ne faillit pas à sa réputation et permet au Hiwatt d'ajouter une dimension supplémentaire à ses sons clairs: les aigus sont bien présents mais pas criards même avec des pédales de distorsions, les médiums sont assez feutrés (par opposition à ceux d'un Celestion) et les graves abondants. L'enceinte y est aussi pour beaucoup et ce petit 1x12 est capable de reproduire une quantité de basses assez étonnante, quel que soit l'ampli qui le drive. Peu de combos de ce format, vintage ou moderne, peuvent produire un son clair aussi imposant.